Sachez cacher cet autobus que je ne saurai voir
Les temps changent et la sécurité a été renforcie autour des chefs des principaux partis politiques canadiens. Toutefois, l’accumulation des nouvelles des deux dernières années démontre que le parti Conservateur prend un malin plaisir à étouffer tous les voix du parti autre que celle du chef. Il en est de même avec les médias et la population en général. Outre de ne jamais collaborer avec personne, on va mettre à cacher des candidats en élection. En plus, il y a filtration de la qualité de l’auditoire admis aux différents assemblées qu’on évite d’annoncer ouvertement (Pour éviter les manifestations des opposants qui ne cessent dont le nombre augmente toujours?) et on va même à cacher l’autobus officiel de la tournée le moins visible possible et à distance dans un grand no-man-land où les agents de la police municipale qui assurent la sécurité du périmètre n’ont même pas accès. La situation était de même dans les différentes villes visitées durant la campagne.
La crainte des Conservateurs en matière de sécurité est telle que des agents de la GRC sont postés sur les toits pour le surveiller parmi les différents points stratégiques. La situation est ironique, puisque l’autobus du chef de l’opposition, le libéral Stéphane Dion, s’est stationné en double de voitures stationnées sur le bord de la rue à Trois-Rivières, tandis que le bloquiste Gilles Duceppe a vu son autobus arrêter en après-midi devant le local d’un candidat local situé en plein stationnement public à Victoriaville. Quel est le but véritable de cette exercise douteux en campagne de charme électoraliste quand la GRC accepte de tels risques pour ses rivaux politiques?
